Igor Kubalek : la peinture figurative contre l’hégémonie du concept
Par Igor KubalekMagazine d’art 49

Dans « Propos sur la démarche figurative en art actuel », Igor Kubalek explora la place de la figuration dans l’art contemporain de l’« Époque Formidable ».
À la source de cet ouvrage était un manifeste de l’artiste et de ses amis et connaissances (au total 12, comme les apôtres) formulé en 2010 dans Notre Discours, comme une réaction au conceptualisme de l’AC (Art Conceptuel ou Contemporain).
Ce « manifeste » était une révolte contre une hégémonie oppressante de la non-peinture en art plastique à cette époque. Le Discours a clôturé un siècle de divers manifestes selon le trait particulier du procédé de peintre (premier manifeste en 1909, celui des Futuristes). Au cours des années 1940, avec la transplantation des protagonistes du Bauhaus aux USA, un abandon des soucis esthétiques au profit de la pure technicité du procédé ou du pur concept a été observé. Le vingtième siècle s’est renfermé dans le particularisme de recherches soit formelles, soit philosophiques (conceptuelles, fondamentales) et il a abandonné la fonction primordiale de l’art, c’est-à-dire sa fonction synthétique des émotions et des perceptions dans une communication avec autrui. Ce texte est une réflexion d’un artiste et d’un amateur d’art, tenant un propos à sa défense et à la promotion de l’art figuratif et perceptuel. L’omerta infligée depuis 2010 qui a frappé le Manifeste (Discours), comme l’essai (Propos) en 2020, témoigne d’un mépris et d’une intolérance démocratique du conceptualisme actuel et financier avec un mélange d’homophobie, slavophobie, mépris des médecins et de la médecine, chauvinisme, protectionnisme de ses protagonistes, traitant les auteurs de prétentieux mégalomanes, d’incompétents et le dessin selon un modèle vivant comme une activité de voyeurisme obscène ou loufoque. Sic !




